13
fév
09

Sur la route de Koya

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Après un premier échec, je décide de revenir à Koya. Le taxi à Erbil me propose de m’emmener jusqu’à destination, où il m’attendra chez son frère qu’il n’a pas vu depuis longtemps en attendant notre retour, en fin d’après-midi. Marché conclu.

Sur la route, nous faisons connaissance. Selim m’explique qu’il est étudiant et n’utilise cette voiture que le Vendredi, jour de repos hebdomadaire d’un ami qui en est l’habituel chauffeur. Il me parle de ses lectures, de son goût pour l’anglais, de ses projets. Je suis sous le charme de ce beau jeune-homme qui sait déployer une gentillesse d’abord réservée, puis souriante. Et quand il évoque sa fiancée, j’en suis sottement un peu attristé(e !) – on ne se refait pas.

En quittant la plaine d’Erbil, nous avançons vers cet autre Kurdistan, celui des montagnes, celui dont nous connaissons les images : minéral, désertique, mythique.

Nous croisons un village, je souhaite le photographier. En faisant la mise au point, j’observe des ruines que je n’avais pas vues à l’oeil nu tant elle se confondent avec l’ocre du sol. Je change de point de vue, mais le tracé de la route et le dénivelé m’interdisent d’avancer plus.

Il s’agit des ruines d’un village, détruit il y a vingt ans par l’armée irakienne.


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